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| L'histoire
récente de la Birmanie: de l'indépendance
à ce jour |
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1948-1962:
Episode d' indépendance |
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| Un siècle de présence
coloniale britannique s'est terminé le 4 janvier 1948 avec
la déclaration de l'indépendance. Un artisan de cette
indépendance était le General Aung San (père
de Aung San Suu Kyi) d'abord militairement puis au sein d' un cabinet
provisoire pour établir les fondations d'une Birmanie indépendante.
En 1947, quelques mois avant l'indépendance, il fut assassiné,
ainsi que d'autres membres de ce cabinet. Le régime parlementaire
qui suivit était dirigé par le premier ministre U Nu,
qui fut très vite confronté à l'opposition communiste
et à la rébellion de l'ethnie Karen. Toutefois dans
les années cinquante la birmanie était le grenier de
riz de l'Asie et de plus dominait toute cette region d'Asie du Sud-Est
dans les domaines académique, économique, et religieux. |
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1962-1988:
La dictature militaire du Général Ne Win |
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| En 1962 un coup d'état par le
général Ne Win mit fin à cet état de choses.
Il instaura rapidement une forme idiosyncratique de socialisme et
forma le Ēparti du programme Socialiste birmanČ (BSPP). Ce parti très
rapidement est en confrontation directe avec les étudiants.
L' armée détruit le bâtiment de l' union des étudiants
de l' université de Rangoon, tuant des centaines d' étudiants.
Le BSPP devient parti unique en 64 et consolide son contrôle
par un système de surveillance et de dénonciations.
La société birmane est alors infiltrée par un
réseau d' espions de plus en plus dense. Elle le reste encore
de nos jours. Ce qui crée un climat de peur tout a fait évident,
avec arrestations arbitraires, incarcérations, procès
à huis clos, tortures, peines démesurées. Le
pays se ferme rapidement à toute influence extérieure
et s'atrophie de façon continue. Des manifestations d'étudiants
en 74 sont réprimées dans le sang. L' année suivante
les groupes ethniques autres que les birmans du centre forment le
front démocratique national (NDF) |
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1988:
Fin du BSPP, mise en place du SLORC |
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| Enfin en1988 la Birmanie fut officiellement
déclarée ĒLeast developed CountryČ. Le prix des deux
denrées essentielles: le riz et l' huile avaient augmenté
à tel point que la population ne pouvait plus se nourrir. Des
manifestations commencées par les étudiants en Mars
furent très rapidement suivies par l'ensemble de la population.
Elles furent réprimées d'une manière tout a fait
sanglante (on estime le nombre de morts et de disparus à 4.000).
Elles aboutissent en juillet au depart du général Ne
Win, et en septembre au remplacement du BSPP par le SLORC (Conseil
national pour le rétablissement de l' ordre public). C' est
le contexte dans lequel Aung San Suu Kyi, qui était de retour
dans son pays, au chevet de sa mère mourante, prit un rôle
politique et la Ligue Nationale pour la Démocratie fut fondée
le 27 septembre. Ne Win, qui tire toujours les ficelles en coulisse
de la junte militaire nommée SLORC, est offensé par
certains propos critiques d'Aung San Suu Kyi et elle sera assignée
à domicile de juillet 89 jusque juillet 95. |
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L'après
1988 et les élections démocratiques de 1990 |
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| Et malgré cela, aux élections
de mai 1990, son parti, le NLD (la ligue nationale pour la democratie)
remporte 82% des sièges au parlement. Mais le SLORC n'accepte
pas de transférer le pouvoir. A part des élections,
non respectées, et l'émergence de Aung San Suu Kyi comme
leader démocratique, un autre grand changement résultant
de ces évènements de 88 a été l'ouverture
du pays à une économie de marché; on pourrait
s'en rejouir, mais il s'agit en réalité de la vente
de ressources naturelles abondantes qui avaient été
protégées par la fermeture du pays. Ceci inclut dès
novembre 88 les forêts de tecks et les fonds marins qui furent
immédiatement exploités de façon incontrolée
en majorité par des compagnies thaïlandaises. Puis les
gisements gasiers et pétrolier attirerent les grandes compagnies
internationales. C'est avec frénésie (selon le Financial
Times) que les investisseurs étrangers achetaient aux nouveaux
maîtres des lieux les faveurs des signataires de contrat. |
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| E n 98, dix ans plus tard, la résistance
non violente du NLD et d'Aung San Suu Kyi continue. Le NLD a tenté
de réaffirmer sa légitimité en annonçant
en septembre la formation d'un comité représentant le
parlement, dans des circonstances ou 44 parlementaires étaient
en prison, 113 avaient été soit forcés de se
retirer soit rejetés du parlement, 20 sont morts dont deux
en prison et deux assassinés à l'étranger. La
réaction de la junte, rebaptisée SPDC en novembre 97,
fut d'arrêter environ un millier de parlementaires et de membres
du parti NLD. Certains ont été libérés
depuis, dans la mesure où ils ont cédé aux intimidations
et accepté d'abandonner toute activité politique. |

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