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| la
Chambre des représentants du 22 juin 2000 |
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Résolution
sur la Birmanie |
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Mme Muriel Gerkens (Ecolo-Agalev):
Le 14 juin, la CIT a voté une résolution sur le travail forcé en Birmanie.
Une enquête de 1998 a démontré l'existence de ce travail forcé. Cette
résolution, constatant le manque de collaboration des autorités birmanes,
estime qu'il faut faire pression sur cet état. Tout employeur devrait
établir un rapport sur ce qu'il sait. Cette résolution impose un délai,
soit le 20 novembre. M. Louis Michel a accepté certaines avancées
en la matière, notamment celles de rencontrer le premier ministre
birman en exil et d'arrêter la délivrance de visas aux membres des
familles et aux proches de la junte. Quand le gouvernement compte-t-il
mettre à l'ordre du jour du Conseil des ministres la décision de mettre
fin radicalement aux relations avec la Birmanie et de demander à "Total
Fina" de renoncer au travail forcé?
M. Antoine Duquesne, ministre, au nom de M.
Louis Michel, vice-premier ministre (en français):
Le ministre des Affaires étrangères a déjà évoqué avec ses collègues
européens la possibilité de prendre des mesures commerciales à l'égard
de la Birmanie. Cependant, il n'y a pas de consensus à l'heure actuelle
au sein de l'Union européenne. Le ministre a rencontré en avril le
premier ministre birman en exil, posant ainsi un geste politique fort.
Le ministre a manifesté sa désapprobation à l'égard de "Total Fina".
Mme Muriel Gerkens (Ecolo-Agalev):
Je suis heureuse d'apprendre la réprobation exprimée à l'égard du
groupe "Total Fina". D'unemanière générale, notre législation devrait
être apte à lutter contre les entreprises qui ne poursuivent que des
ambitions commerciales, cyniquement affichées, et avalisant même le
trafic de drogues.
Le président: L'incident est clos.
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