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Février 2003
Nos élus se positionnent en faveur de la sauvegarde de la loi de compétence universelle.    

Actions Birmanie a proposé au « Front peu commun contre l’impunité » d’écrire personnellement à tous nos élus (sénateurs et députés) pour leur demander de voter les deux propositions de loi qui permettront la sauvegarde de la Loi de compétence universelle. Celles-ci ont déjà été approuvées par le Sénat : c’est au tour de la Chambre des Représentants de les voter, d’abord en commission de Justice et ensuite en séance plénière. Avant la fin de la législature !
Plusieurs élus (PS, Ecolo, FDF, Agalev, SP, CDH) ont répondu à nos courriers !

Jean CORNIL (Sénateur PS)
J'ai bien reçu votre courrier concernant la compétence universelle. Je me battrai évidemment pour voter la sauvegarde de cette loi qui est à mes yeux fondamentale. J'ai d'ailleurs cosigné les deux propositions de loi à ce sujet et qui ont été déposées en juillet 2002 au Sénat.
Claude Eerdekens (Président du groupe PS à la Chambre)
Votre e-mail concernant la proposition de loi relative à la "compétence universelle" m'est bien parvenu et a retenu toute mon attention. J'ai immédiatement demandé au Président d'assemblée de l'inscrire à l'ordre du jour de la prochaine Commission de la Justice étant donné l'importance toute particulière que revêt ce texte.

Marie Nagy (Chef de groupe), Josy Dubié (Président de la Commission de la Justice), Paul Galand (Sénateur) ECOLO
La position d'ECOLO a toujours été claire sur cette question et rejoint la vôtre. Tous les sénateurs ECOLO et Josy Dubié, en tant que Président de la Commission de la Justice au Sénat, se sont battus pour faire aboutir les deux propositions de loi visant à sauver la loi de compétence universelle.
Le travail a été fait en parfaite coordination avec la société civile et en particulier avec les ONG concernées (Fédération Internationale des Droits de l'Homme, Human Right Watch, Amnesty International). Comme vous le savez, les deux propositions de lois sont à l'ordre du jour de la séance plénière du Sénat de cette après-midi. Nous vous assurons de notre vote positif.

Olivier MAINGAIN, Président du FDF et député
Je vous remercie de me soumettre votre réflexion au sujet de la loi du 16 juin 1993 dite « de compétence universelle » ainsi que la lettre ouverte que vous adressiez aux parlementaires dans Le Soir et que j'avais eu l'occasion de lire. Je suis attentif à vos préoccupations à ce sujet. Il est nécessaire qu'une cohérence existe entre la loi belge et le traité de Rome sur la Cour Pénale Internationale. Il importe aussi de lutter contre la perpétration de crimes atroces d'une part et le sentiment d'injustice dans le chef des victimes d'autre part. (…) Je ne manquerai pas de participer personnellement aux travaux qui se dérouleront en Commission de la Justice dans l'espoir de voir aboutir ces deux propositions de loi avant la fin de la législature.

Frans Lozie, fractievoorzitter Agalev in de Senaat.
Onze fractie zal met overtuiging de beide wetsvoorstellen ondersteunen die een verdere toepassing van deze wet moet mogelijk maken. Met vriendelijke groeten.

Dirk Van Der Maelen (parlementaire SP)
Ik denk dat de overgrote meerderheid van mijn fractie de twee wetsvoorstellen over de universele competentie zullen stemmen.


Muriel GERKENS (Chef de groupe ECOLO/AGALEV Chambre ), Marie NAGY (Chef de groupe ECOLO Sénat)
Votre courrier relatif à la loi de compétence universelle nous est bien parvenu, et nous vous en remercions. Dans cette matière, l’engagement du groupe ECOLO au Sénat et à la Chambre des Représentants est, et restera, total. Les deux propositions de loi relatives à l’interprétation et à la modification de la loi de compétence universelle ont été déposées au Sénat.
Le sénateur Josy DUBIÉ en était co-signataire pour ECOLO. Ces deux propositions de loi ont été votées en commission de la Justice, puis en séance plénière du Sénat, le 30 janvier dernier. Elles ont alors été transmises à la commission de la Justice de la Chambre de Représentants et il va de soi que les député(s)s ECOLO se prononceront en faveur de celles-ci, tant en commission de la Justice que lors du vote en plénière. La lutte contre l’impunité constitue donc une des priorités d’ECOLO en matière de relations internationales.A cet égard nous sommes aussi particulièrement attentifs à l’évolution de la Cour pénale internationale. Nous venons d’ ailleurs de déposer à la Chambre des Représentants et au Sénat une proposition de résolution demandant très clairement au gouvernement fédéral de ne passer aucun accord bilatéral qui nuirait à la Cour pénale internationale.

Clotilde NYSSENS (Sénatrice, Groupe cdH du Sénat)
Je tiens à vous informer que le groupe cdH du Sénat a voté, en séance plénière du Sénat du 30 janvier dernier, tant pour la proposition de loi interprétative que pour la proposition de loi modificative de la loi du 16 juin 1993 relative a la répression des violations graves du droit international humanitaire. C’est fondamentalement le sort des victimes, particulièrement celles qui se sont déjà constituées parties civiles devant nos juridictions, pour lesquelles des actes d’instruction ont déjà été posés et qui attendent une décision de justice, qui a motivé notre décision. Car si sur le fond, je ne peux que souscrire aux principes et valeurs contenus dans cette loi, vous constaterez, à la lecture de l’avis que j’ai rédigé sur ces deux propositions de loi et que vous trouverez en annexe, que des interrogations subsistent particulièrement en ce qui concerne l’atteinte au droit de se constituer partie civile et les filtres « politico-juridiques » introduits dans la proposition de loi modificative.
J’espère, en tout état de cause, que ces deux propositions termineront leur parcours au Parlement avant la fin de cette législature et que les textes qui résulteront de l’examen parlementaire pourront offrir aux justiciables toute la sécurité juridique voulue.

Zoé GENOT et Marie-Thérèse COENEN (Députées fédérales ECOLO)
Dans cette matière, l’engagement du groupe ECOLO au Sénat et à la Chambre des Représentants est, et restera, total. (…) Ces deux propositions de loi ont été votées en commission de la Justice, puis en séance plénière du Sénat, le 30 janvier dernier. Elles ont alors été transmises à la commission de la Justice de la Chambre des Représentants et il va de soi que les député(s)s ECOLO se prononceront en leur faveur tant en commission de la Justice que lors du vote en séance plénière.
La lutte contre l’impunité constitue donc une des priorités d’ECOLO en matière de relations internationales. A cet égard nous sommes aussi particulièrement attentifs à l’évolution de la Cour pénale internationale. Nous venons d’ailleurs de déposer à la Chambre des Représentants et au Sénat une proposition de résolution demandant très clairement au gouvernement fédéral de ne passer aucun accord bilatéral qui nuirait à la Cour pénale internationale et nous mettrons tout en œuvre pour que cette résolution soit encore votée avant la fin de la législature. De votre côté, une demande de rencontrer le Président de la Commission Justice de la Chambre, Monsieur Fred ERDMAN, et le Président de la Chambre, Monsieur Herman DE CROO, pourrait être utile. Nous en avons convenu dernièrement avec mes collègues Martine DARDENNE, qui siège pour notre groupe groupe parlementaire ECOLO/AGALEV à la Commission Justice, et Muriel GERKENS, Présidente de notre groupe.

Steven Vermeulen (Studiedienst Spirit)
Wij waren en zijn nog steeds voorstander van een degelijk wettelijk instrument om internationaal recht te doen geschieden. Wij zullen dus ervoor ijveren dat de wetsvoorstellen die ter tafel liggen worden goedgekeurd.

Karine Lalieux (Députée PS)
Je partage votre point de vue sur la loi de compétence universelle, le vote de cette loi fut une avancée significative et surtout un message clair non seulement envers toutes les victimes de crimes odieux mais aussi à l’égard de tous les auteurs de ses crimes. Les deux propositions que vous évoquez ont été votées il y a deux semaines en Commission de Justice du Sénat. Je veillerai, en tant que membre de la Commission de la Justice à la Chambre, à ce que d’une part les travaux ne prennent aucun retard, et d’autre part que la portée de la loi ne soit en aucun cas diminuer.

Colette Burgeon (Députée fédérale PS)
(...) Je peux dès à présent vous garantir qu'il est de nos priorités d'assurer la perennité et l'applicabilité de la loi de compétence universelle avant la fin de la législature. (...) En d'autres termes, il nous importe d'émettre rapidement un vote favorable sur ces deux propositions. En effet, le Parti Socialiste demeure attentif au sort des victimes de diverses violations des droits de l'Homme et des différents crimes contre l'humanité qui ont été et sont encore commis de nos jours.

Gérard Gobert (député ECOLO)
(...) moi-même et mes collègues mettront toute notre énergie à l'ouvre pour que les deux projets de loi en question soient votés avant la fin de la législature, et ce, malgré les tergiversations du Mouvement Réformateur.

Martine DARDENNE, Députée Fédérale Ecolo
La lutte contre l’impunité constitue donc une des priorités d’ECOLO en matière de relations internationales. A cet égard nous sommes aussi particulièrement attentifs à l’évolution de la Cour pénale internationale.
Nous venons d’ailleurs de déposer à la Chambre des Représentants et au Sénat une proposition de résolution demandant très clairement au Gouvernement fédéral de ne passer aucun accord bilatéral qui nuirait à la Cour pénale internationale.

Daan Schalck (sp.a Volksvertegenwoordiger)
Ik ben bereid de vrijwaring van de Belgische wet op de universele bevoegdheid goed te keuren vóór het einde van deze legislatuur.

Joëlle MILQUET (Présidente CDH)
Je tiens à vous informer que le groupe cdH du Sénat a voté, en séance plénière du Sénat du 30 janvier dernier, tant pour la proposition de loi interprétative que pour la proposition de loi modificative de la loi du 16 juin 1993 relative à la répression des violations graves du droit international humanitaire. (.) Car si sur le fond, je ne peux que souscrire aux principes et valeurs contenus dans cette loi, vous constaterez, à la lecture de l'avis que j'ai rédigé sur ces deux propositions de loi et que vous trouverez en annexe, que des interrogations subsistent particulièrement en ce qui concerne l'attente au droit de se constituer partie civile et les filtres « politico-juridiques » introduits dans la proposition de loi modificative. J'espère, en tout état de cause, que ces deux propositions termineront leur parcours au Parlement avant la fin de cette législature et que les textes qui résulteront de l'examen parlementaire pourront offrir aux justiciables toute la sécurité juridique voulue.
Téléchargez la position du cdh sur la LCU en .pdf