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Communiqué de presse de la FGTB
27 novembre 2002
Campagne « Pas de soutien pour la dictature birmane. Pas d’impunité pour ses complices. »    
La FGTB soutient cette initiative pour exprimer son appui au renforcement et à la mise en œuvre de la loi belge de compétence universelle dans le cas de cette plainte. La FGTB marque aussi sa volonté de voir poursuivis les fauteurs de violations des droits humains en général et des droits de la personne au travail en particulier.
Au vu des récentes pressions contre la loi de compétence universelle et du manque de moyens accordés à la Justice pour traiter les plaintes relevant de celle-ci il est nécessaire d’agir en soutenant cette plainte mais aussi l’ensemble du processus d’incrimination universelle.
La FGTB soutient donc cette initiative dans le cadre de la lutte contre les violations des Droits humains notamment quand elles concernent des personnes au travail.
Comme vient encore de le rappeler la Confédération internationale des syndicats libres (CISL), à laquelle est affiliée la FGTB, à propos de la Birmanie, le travail forcé déjà très répandu est encore en hausse. Il inclut notamment la conscription forcée imposée par l’armée et les travaux exécutés dans les champs d’opium. Les groupes syndicaux deviennent le centre de violentes attaques et l’investissement des multinationales étrangères contribuent à maintenir la junte en place face aux gouvernements du monde entier.
Dans un nouveau rapport de 350 pages présenté à l’Organisetion internationale du travail (BIT/OIT), la CISL fournit de nouvelles allégations concernant les liens entre TOTALFINA-ELF, la junte birmane et le travail forcé imposé par l’armée birmane à des civils.
L’organisation syndicale internationale basée à Bruxelles a également fournit au BIT des séquences vidéo exclusives, notamment des interviews d’enfants et d’adultes forcés de travailler pour l’armée, ou encore des images d’une patrouille militaire à la frontière birmano-thaïlandaise où l’on peut voir les soldats s’en prendre violemment à leurs propres porteurs.
Le cas de la Birmanie figure encore à l’ordre du jour du Conseil ; d’Administration de l’OIT actuellement réuni à Genève. En juin 2000, pour le première fois de son histoire, l’OIT a voté une résolution demandant aux gouvernements, organismes internationaux et aux entreprises de subordonner leur coopération avec la Birmanie à un rétablissement des droits.
Le mouvement syndical international s’est également mobilisé pour mener des actions en appui de cette revendication fondamentale.
Notre participation à l’action d’aujourd’hui s’inscrit dans cette dynamique d’action syndicale internationale.
Cette action se veut également un rempart aux pressions exercées pour remettre en cause la loi de compétence universelle et, au moins pour la vider de sa substance. Nous soutenons les propositions de loi tendant au contraire à renforcer le domaine et les mécanismes d’application de cette loi.
Outre son utilité pratique, cette loi présente un caractère symbolique énorme.
Elle est un appel à une réglementation sérieuse au plan international pour assurer le respect des droits humains et particulièrement des droits de la personne au travail.
Le travail forcé tel qu’il se pratique en Birmanie, où n’importe où d’ailleurs, doit en effet être considéré comme un crime contre l’humanité et réprimé comme tel.

Bruxelles, le 27 novembre 2002
Pour la FGTB
Daniel VAN DAELE, Secrétaire fédéral