La FGTB soutient cette initiative pour
exprimer son appui au renforcement et à la mise en uvre
de la loi belge de compétence universelle dans le cas de cette
plainte. La FGTB marque aussi sa volonté de voir poursuivis
les fauteurs de violations des droits humains en général
et des droits de la personne au travail en particulier.
Au vu des récentes pressions contre la loi de compétence
universelle et du manque de moyens accordés à la Justice
pour traiter les plaintes relevant de celle-ci il est nécessaire
dagir en soutenant cette plainte mais aussi lensemble
du processus dincrimination universelle.
La FGTB soutient donc cette initiative dans le cadre de la lutte contre
les violations des Droits humains notamment quand elles concernent
des personnes au travail.
Comme vient encore de le rappeler la Confédération internationale
des syndicats libres (CISL), à laquelle est affiliée
la FGTB, à propos de la Birmanie, le travail forcé déjà
très répandu est encore en hausse. Il inclut notamment
la conscription forcée imposée par larmée
et les travaux exécutés dans les champs dopium.
Les groupes syndicaux deviennent le centre de violentes attaques et
linvestissement des multinationales étrangères
contribuent à maintenir la junte en place face aux gouvernements
du monde entier.
Dans un nouveau rapport de 350 pages présenté à
lOrganisetion internationale du travail (BIT/OIT), la CISL fournit
de nouvelles allégations concernant les liens entre TOTALFINA-ELF,
la junte birmane et le travail forcé imposé par larmée
birmane à des civils.
Lorganisation syndicale internationale basée à
Bruxelles a également fournit au BIT des séquences vidéo
exclusives, notamment des interviews denfants et dadultes
forcés de travailler pour larmée, ou encore des
images dune patrouille militaire à la frontière
birmano-thaïlandaise où lon peut voir les soldats
sen prendre violemment à leurs propres porteurs.
Le cas de la Birmanie figure encore à lordre du jour
du Conseil ; dAdministration de lOIT actuellement réuni
à Genève. En juin 2000, pour le première fois
de son histoire, lOIT a voté une résolution demandant
aux gouvernements, organismes internationaux et aux entreprises de
subordonner leur coopération avec la Birmanie à un rétablissement
des droits.
Le mouvement syndical international sest également mobilisé
pour mener des actions en appui de cette revendication fondamentale.
Notre participation à laction daujourdhui
sinscrit dans cette dynamique daction syndicale internationale.
Cette action se veut également un rempart aux pressions exercées
pour remettre en cause la loi de compétence universelle et,
au moins pour la vider de sa substance. Nous soutenons les propositions
de loi tendant au contraire à renforcer le domaine et les mécanismes
dapplication de cette loi.
Outre son utilité pratique, cette loi présente un caractère
symbolique énorme.
Elle est un appel à une réglementation sérieuse
au plan international pour assurer le respect des droits humains et
particulièrement des droits de la personne au travail.
Le travail forcé tel quil se pratique en Birmanie, où
nimporte où dailleurs, doit en effet être
considéré comme un crime contre lhumanité
et réprimé comme tel.
Bruxelles, le 27 novembre 2002
Pour la FGTB
Daniel VAN DAELE, Secrétaire fédéral
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