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| Les
Droits de l'Homme en Birmanie |
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La
Ligue Nationale pour la Démocratie et la communauté
internationale |
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A plusieurs reprises au cours de ces
dix ans Aung San Suu Kyi s'est adressée a la communauté
internationale qui lui a montré son soutien par de nombreux
prix honorifiques. Ses demandes sont claires et bien spécifiques:
Eviter investissements et tourisme, qui renforcent d'une façon
bien directe la dictature au pouvoir, et récemment, donc, de
reconnaître ce comité représentant le parlement
NLD. En effet, l'apport financier des investissements et du tourisme
ne profitent pas a la population.
Citons Aung San Suu Kyi: "Le profit va exclusivement à
la junte militaire et ses protégés, à des officiers
hauts placés, et contribue au renforcement de l'équipement
militaire qui absorbe plus de 50% du budget du pays."
Villageois
de l'ethnie Mon au travail forcé sur la ligne de chemin
de fer Ye-Tavoy en saison des pluies, Juillet-août 1995.
Notez que la plupart des travailleurs sont des femmes et des
enfants. Sur cette photo, le garde armé du SLORC est
visible au centre.
Photo KHRG
Cliquez sur la photo pour voir un agrandissement. |
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L'armée,
la société birmane, les violations des droits
humains |
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L'armée a vu son effectif augmenter de 250 000 à
400 000 en 10 ans. Or ce pays n'a pas d'ennemi extérieur
et le seul rôle de cette armée est de maintenir un
contrôle très étroit sur la population birmane
du centre et les populations ethniques des zones frontalières,
ceci d'ailleurs avec des méthodes telles que le dernier rapport
des Nations Unies parle de crimes contre l'humanite. Le pays est
très peu industrialisé et a une population qui reste
essentiellement rurale. A grande majorite bouddhiste, la population
mène une vie très simple, suit la voie du milieu,
la modération. C'est une société peu consommatrice,
ou l'on n'a de toute facon pas les moyens de consommer.
Les budgets de la junte excluent des articles qui ne sont pas de
luxe, tels que l'enseignement. Les universités sont fermées
depuis 88, avec un bref épisode de réouverture en
95, 96. Elles sont de nouveau fermées depuis décembre
96 pour des raisons de sécurité. Dans le primaire,
selon un rapport récent de l'UNICEF, 27% seulement des enfants
terminent leur scolarité, les autres étant trop pauvres
ou retenus par le travail forcé sur des chantiers tels que
des constructions de routes, de chemins de fer, de barrages ou autres.
Dès l' âge de 13/14 ans, on les trouve engagés
de force dans l'armée, ou bien comme porteurs de matériel
militaire dans les zones ethniques, toujours sans salaire et de
plus en plus souvent avec juste l'eau de cuisson du riz en guise
de nourriture.
L'Organisation Internationale du Travail, dans son rapport de juillet
98, décrit l'utilisation systematique du travail forcé
imposé par les militaires sur la population civile. Je cite
" l'impunité avec laquelle les officiels du gouvernement
et en particulier les militaires traitent la population civile comme
une immense source de travailleurs forcés non payés
et de serviteurs à leur disposition est un élément
d'un système politique basé sur l'utilisation de la
force et de l'intimidation destiné à priver la population
de ses droits démocratiques. Leurs actions sont une offense
grave à la dignité humaine et ont un effet avilissant
sur la société civile.
La santé est un domaine également négligé.
Il est difficile de trouver des médicaments, de payer un
médecin. Les seringues sont réutilises et contribuent
à l'explosion du SIDA dans un contexte d'ignorance et de
négligence. L'abondance d'héroïne dont la production
est encouragée par la junte comme importante source de revenus
(1 ma 200.000$ en 97) accélère l'explosion du SIDA.
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Impact
négatif de la présence de la compagnie pétrolière
TOTAL |
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La pratique des évacuations,
des destructions de villages est très courante et l'était
particulièrement lorsque la junte a entrepris de vider le couloir
du futur pipe line pour Total. Ce chantier devait être préparé
puis surveillé par l'armée, avec ses méthodes
habituelles. La présence militaire dans cette zone rurale à
majorité Karen et Mon a donc été considérablement
augmentée. A cause des évacuations de villages, des
conscriptions pour des travaux forcés, vols et pillages, viols,
incendies de maison, bien entendu par l' armee, des 92, 93 on a vu
les petits fermiers quitter leur pays. A Sangla Buri on voyait 100
a 200 personnes sortir chaque jour et leurs témoignages étaient
les mêmes. Ils restent ce que l'Organisation Internationale
du Travail appelle Ēevidence in the form of secondary statementsČ,
ils sont niés par Total, et restent invérifiables puisque
le Myanmar n'autorise pas l'accès de ces zones à l'Organisation
Internationale du Travail.
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| Les témoignages recueillis par
tous, privés, organisations humanitaires, diverses branches
de Nations Unies, montrent un rapport entre armée et population
qui est un rapport de maître à esclave, et des violations
de droits humains d'une grande sauvagerie. Le rapport de l'Organisation
Internationale du Travail parle de crimes contre l'humanite. Même
Mr Lee Kwan Yew, ancien premier ministre de Singapour, disait fin
1998 dans une interview à CNN que des membres de la junte birmane
devaient s'attendre à un traitement à la Pinochet, du
fait de leurs actions, s'ils s'aventuraient en Europe. Or Singapour
a été et reste un des régimes les plus proches
de la junte birmane. Il est impossible dans l' état actuel
des choses, d'ignorer les nombreux actes criminels de la junte et
donc de collaborer en toute innocence avec ce regime. Il est également
clair que sans une évolution politique qui change réellement
les rapports de la population civile et de l'armée, même
des actions humanitaires, aussi vastes soient elles ne peuvent apporter
d'amélioration réelle au bien-être des birmans.
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| La situation en Birmanie est
plus que jamais préoccupante... |
| La LND à l'approche du dixième
anniversaire des élections. En dépit de son succès
du 27 mai 1990 où la Ligue avait obtenu 82% des sièges,
l'opposition démocratique se trouve actuellement dans
une situation déplorable: Plus de 40 parlementaires élus
sont en état d'arrestation, plus de 150 ont été
forcés d'abandonner leur carrière politique, 20
sont décédés, et 20 sont en exil. Des centaines
de membres de la LND ont été forcés de
quitter le parti. La Croix Rouge Internationale dénombre
actuellement plus de 1550 prisonniers politiques. |
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