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02.02.2011

Tunise, Egypte, ....BIRMANIE?

Les despotes tombent! L'onde de choc parviendra-t-elle en Birmanie? 
 
Comme le soulignait très justement JP Rémy dans les colonnes du Monde, "Des régimes à bout de souffle, une corruption vertigineuse, une nomenklura qui s'approprie les ressources et les leviers de l'Etat, tandis que les prix montent en même temps que la colère.  Voilà qui doit rappeler quelque chose à d'autres peuples".
Aung San Suu Kyi ne s'y est pas trompée, en transmettant ce message aux Tunisiens et Egyptiens qui ont osé bravé leurs dictateurs: «Je souhaite que vous sachiez que nous sommes tous avec vous, que ceux à travers le monde qui veulent la liberté se sentent en prise avec d’autres personnes qui luttent pour la liberté. Je pense qu’il est normal que la population soit fatiguée après plusieurs années de régime autoritaire», a-t-elle ajouté: «il est nécessaire de garder la tête froide (…) et de ne jamais perdre espoir et de continuer.»
 
Pourquoi ne pas se mettre à rêver?

 

01.02.2011

Il faut appeler un dictateur un dictateur

 

Les évènements d'Egypte et de Tunisie posent aux démocraties occidentales une question importante : doivent-elles pratiquer une diplomatie publique d'engagement au service de valeurs "universelles" ? En somme, le drapeau des libertés publiques et des droits de l'homme, faut-il le garder en poche, le sortir à moitié ou le déployer en permanence ? Faut-il être discret ou incisif sur le sujet Ce n'est pas seulement une affaire de morale ou de fidélité à ses convictions. Il en va aussi de la défense de nos intérêts - matériels et stratégiques. Pour s'être refusée à pointer publiquement la nature du régime tunisien - une kleptocratie brutale -, la France paiera un prix dans la Tunisie de demain. Pour avoir soutenu à bout de bras le régime d'Hosni Moubarak, les Etats-Unis seront sur la défensive dans l'Egypte de demain.

Américains et Européens ont évolué sur cette question. Dans la foulée de la présidence Jimmy Carter (1976-1980), la défense des droits de l'homme, en URSS et ailleurs, était devenue un des éléments ouvertement affichés des diplomaties occidentales. C'était la transposition officielle d'un courant d'idées d'abord porté par des ONG comme Médecins sans frontières, puis qui déboucha, à la fin de la guerre froide, sur une réflexion sur le devoir ou le droit d'ingérence.

Au nom de la défense des droits de l'homme, on bousculait le sacro-saint principe de la souveraineté des Etats : en paroles, en disant leur fait aux dictateurs de la planète ; voire en actes, en les boycottant à des degrés divers.

Dans son expression la plus radicale, cette attitude - que Le Monde défendit souvent - est celle des néoconservateurs américains. Bien avant les attentats du 11 septembre 2001, ils n'ont eu de cesse de stigmatiser la complaisance des Etats-Unis à l'égard des régimes saoudien, égyptien ou chinois.

Il y eut un retour de balancier. Il prit la forme d'une critique du "droit de l'hommisme". La diplomatie de pays comme la France ou les Etats-Unis ne pouvait être guidée par le seul souci des droits de l'homme.

La politique étrangère d'un Etat qui prétend défendre ses intérêts et même ses valeurs d'un bout à l'autre du globe, cette politique commande d'être en mesure de parler à tout le monde - même aux régimes les plus détestables. Le "droit de l'hommisme" fut vite qualifiéd'" occidentalisme" ; c'était une vision du monde "ethnocentriste" qui conduisait à adresser des leçons de morale à la terre entière.

Et la diplomatie publique occidentale replia très largement le drapeau des droits de l'homme. Au nom du réalisme, des intérêts économiques, de la stabilité stratégique et d'un relativisme culturel porté par le sentiment que l'"homme blanc" avait trop péché durant l'ère coloniale pour prêcher quoi que ce soit à qui que ce soit.

Le balancier est allé trop loin. Les manifestants du Caire et de Tunis adressent un message à l'école diplomatique "réaliste" : il faut appeler un dictateur un dictateur, toujours et tout haut. 

...à méditer par tous ces diplomates qui se font les chantres d'un dialogue constructif avec le GRAND TYRAN BIRMAN!


 

28.01.2011

Suu Kyi appelle au maintien des sanctions sur la Birmanie

Aung San Suu Kyi, leader de l'opposition birmane a rejeté la demande de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) de lever les sanctions internationales car, selon elle, ni les élections ni sa libération ne témoignent d'un changement politique fondamental.
 
À la demande de Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie a toutefois engagé une révision des sanctions. Suu Kyi a précisé que cette révision pourrait entraîner de "légères modifications" à la politique de son parti concernant les sanctions.

Suu Kyi a déclaré que la LND avait l'intention de publier des orientations sur le “tourisme éthique” destinées aux touristes individuels, revenant par là sur son opposition historique au tourisme.

 

Declaration de la LND sur les sanctions.doc

18.11.2010

Key UN committee condemns Myanmar's rights record, urges release of 2,100 political prisoners

By: The Associated Press

Posted: 18/11/2010 1:58 PM

A key U.N. committee is strongly condemning human rights violations in Myanmar and calling for the release of some 2,100 political prisoners.

The General Assembly's human rights committee expressed deep regret that Myanmar's military junta did not take steps to ensure that the recent election was free, fair and transparent.

It called on Myanmar's new government to take "immediate measures" to start serious talks with pro-democracy leader Aung San Suu Kyi and other concerned parties, civic organizations and ethnic groups.

The committee voted 96-28 with 60 abstentions on Thursday to approve a resolution condeming Myanmar's rights record. The resolution must now be approved at a plenary meeting of the 192-member world body where its adoption is virtually certain.