Agir pour la Birmanie

24.10.2011

Libération de prisonniers politiques en Birmanie : Le moindre effort mérite-t-il ?

220 prisonniers d'opinion, illégalement détenus, ont recouvré la liberté ce 12 Octobre 2011. 

Parmi eux, le comédien Zarganar, dont le destin avait soulevé une large mobilisation internationale . Mais aussi plusieurs figures importantes de la Ligue Nationale pour la Démocratie (NLD) de Aung San Suu Kyi, des membres du groupe 'Génération 88', des journalistes, des leaders étudiants, des syndicalistes et des moines. 

Cette amnistie accordée par le Gouvernement de Thein Sein est une excellente nouvelle. 

Toutefois les chiffres sont bien en deçà des espérances. L'écrasante majorité des prisonniers d’opinion, parmi lesquels les plus influents et qui pourraient jouer un rôle dans la transition démocratique, reste emprisonnée.

Si l'administration Thein Sein est véritablement sur la voie des réformes, elle devrait prouver le sincérité de cette démarche en accédant à la demande des démocrates birmans et de la communauté internationale qui réclament inlassablement la libération immédiate et inconditionnelle de TOUS les prisonniers politiques. Ils sont encore plus d’un millier à croupir dans les geôles du régime. 

La pression internationale doit être maintenue afin que toutes ces personnes injustement condamnées soient elles aussi relachées.  Il faut aussi mettre fin aux exactions et crimes qui se poursuivent aujourd’hui dans les zones ethniques: l'enrôlement d'enfants soldats, le travail forcé des populations civiles, la confiscation des terres et l'utilisation du viol comme arme de guerre à l'encontre des populations civiles y demeurent pratiques courantes. Nous pourrons seulement espérer les voir disparaitre lorsque des mesures auront été prises pour mettre fin à l'impunité qui gangrène l'appareil d'état birman.

Pour signer la pétition, cliquez sur le lien suivant : http://www.amnesty.org/en/node/27503

23.08.2011

URGENT ! Soutenez Charles Hector - Défenseur de travailleurs birmans en Malaisie

Attaque contre un défenseur des droits de l’Homme en Malaisie Peugeot, Renault/Nissan et Hitachi laissent faire leur fournisseur.

Malaisie – Le procès de Charles Hector, avocat et défenseur des droits de l’Homme s’ouvre ce 24 août 2011.
Charles Hector est poursuivi par Asahi Kosei, un fournisseur malaisien de Peugeot, Renault/Nissan et Hitachi.
Il lui réclame pas moins de 2,3 millions d’euros pour avoir publié sur son blog des informations sur les mauvaises conditions de travail
et les menaces de déportation à l’encontre de 31 travailleurs migrants birmans travaillant dans l’usine d’Asahi Kosei.

La Campagne Vêtements Propres (Belgique), Peuples Solidaires (France) dénoncent cette attaque inacceptable
contre un défenseur des droits des travailleurs et le manque d’action de la part de Peugeot, Renault/Nissan et Hitachi
vis-à-vis de leur fournisseur.


Agissez maintenant !
En exigeant de Hitachi d’agir pour que son fournisseur Asahi Kosei retire immédiatement et sans réserve sa plainte contre Charles Hector.

http://www.vetementspropres.be/index.php?p=g&id=346

Lisez : Le Communiqué de la Confédération Syndicale Internationale ( CSI-ITUC)

http://www.ituc-csi.orgmalaysia-japanese-firm-must-drop.html

Asahi Kosei_Briefing_FR.pdf
Asahi Kosei_Statement.pdf

02.02.2011

****** ! SOUTENEZ RUTHA ! ******

 

Ecoutez son terrible récit, récolté lors d'une mission organisée récemment par Actions Birmanie, par l'initiative et le soutien de BurmaCampaign UK, dans un camp de réfugiés à la frontière Thailandaise.

Cliquez ici pour entendre son témoignage >>

Des milliers de Karen et de ressortissants des principales minorités frontalières sont victimes des exactions de l'armée birmane lorsque leurs villages sont attaqués. Rutha a été contrainte aux travaux forcés et  sauvagement violée par les militaires. Pour avoir osé témoigner des sévices sexuels qui lui ont été infligés,  Rutha subit à présent l'exclusion de la part de ses proches dans le camp où elle est actuellement réfugiée

Votre argent sera intégralement remis à une association locale (KWO-Karen Women Organization) qui fournira logement et nourriture à Rutha et sa famille, en attendant de leur trouver un pays d'accueil à l'étranger.

Vous pouvez faire un don (à partir de 5 EUR) sur le compte N° 523-0801090-42 (Banque Triodos) d'Actions Birmanie ( 50 Avenue de Fléron - B-1190 Bruxelles) avec la mention "Rutha".

Nouvelles récentes (Janvier 2011)

Nous rencontrons actuellement certaines difficultés administratives pour décrocher l'autorisation d'entrée sur le territoire belge pour Rutha, son mari et sa petite fille. Contrairement à d'autres pays voisins, la Belgique n'a en effet développé aucun programme d'accueil en faveur de citoyens birmans victimes de la dictature, ce qui complique singulièrement la procédure.  De nouvelles démarches sont en cours auprès des autorités belges et nous espérons toujours les faire aboutir.
Grand merci aux nombreuses personnes qui ont  marqué leur solidarité en versant une contribution financière.  A ce stade, ces fonds servent essentiellement à couvrir les frais de logement et de nourriture de Rutha et de sa famille, en Thailande. 

N'hésitez pas à nous soutenir encore!

Merci!

 

13.11.2010

ASSK IS FREE!

Rien ne justifiait le maintien en résidence surveillée d'ASSK au-delà de cette date du 13 novembre.  Les généraux au pouvoir n'ont donc fait qu'appliquer leurs propres lois injustes et il serait prématuré d'interpréter cette libération comme un signe d'assouplissement de la part d'un régime criminel.

Seules l'ouverture d'un dialogue avec l'opposition démocratique conduite par ASSK ainsi que la libération des 2202 prisonniers politiques qui croupissent encore dans le geôles du régime pourraient constituer un réel signe d'ouverture.

Ne soyons donc pas dupes: la pression internationale doit être maintenue pour un réel changement en Birmanie!

Nous comptons plus que jamais sur votre précieux support qui nous a déjà permis de franchir ce premier cap !

FREE BURMA!

04.11.2010

ANNULATION DE LA MANIFESTATION DE SAMEDI 13/11

Aung San Suu Kyi doit être libérée immédiatement et sans conditions de son assignation à résidence illégale. Toutefois, elle DOIT, selon les termes de la loi birmane, être libérée ce 13 Novembre.La junte ne peut légalement prolonger l'arrestation de ASSK : Non seulement a t-elle déjà purgé un an en plus que les 5 ans maximum qui étaient permis sous les termes de la 'Loi de Protection de l'Etat',(anticonstitutionnelle à présent) mais de surcroit la junte , lorsqu'elle l'a condamnée à purger 18 mois complémentaires pour avoir enfreint la loi ( Suu Kyi aurait hébergé un illuminé de nationalité américaine qui se serait rendu chez elle à la nage...!) , l'a fait sous une provision qui ne prévoit par d'etre renouvellée ou prolongée. Malgré cela, si la junte ne devait pas obtempérer, cela ne serit pas la première fois qu'elle use de la manoeuvre afin d'alléger les pressions internationales, clamant qu'elle procedera ultérieurement à une libération sans jamais passer à l'acte.

En 2003-2004, le Ministre Win Aung avait de nombreuses fois clamé publiquement que Aung San Suu Kyi serit libérée. En 2010, elle est toujours assignée à résidence. La communauté internationale doit être vigilante et doit s'assurer que la junte respecte ses engagements et libère Aung San Suu Kyi.